It Might Get Loud ! février 25 2010
Infos : , 1 commentaire ![]()
Certains d’entre vous n’auraient-ils pas, par un malencontreux hasard, vu (visionné?) ce film? It might get loud : Jimmy Page (Led Zeppelin), The Edge (U2) et Jack White (White Stripes) sont à l’honneur dans cet excellent documentaire.
Encore une fois, svp, prière de ne pas tous répondre en même temps. Ma secrétaire est débordée.

Le film de Davis Guggenheim, sortit en 2008, laisse la voie entièrement libre aux échanges (et défoulements !) des trois protagonistes sur leur carrière, la musique et sur cet instrument (et tous ses effets) que nous aimons tous : la guétare électrique !
J’aime bien cette scène sympa, chez Jimmy Page, où il nous fait écouter une pièce qui l’avait bien impressionnée à l’époque : Rumble (1958) de Link Wray (un autre qui a fait avancer la guitare électrique notamment avec son fuzz). Remarquez-moi cette discothèque de rêve ! Et, tiens, il est presbyte le vieux…
Et plusieurs autres extraits sur You Tube !
Site officiel du film : http://sonyclassics.com/itmightgetloud/main.html
Jeff Beck : Emotion & Commotion février 25 2010
Infos : , ajouter un commentaireCeux qui comme moi ne sont pas allés voir l’époustouflant Jeff Beck et le Dieu déchu Clapton au Centre Bell lundi pourront toujours se rabattre sur ceci : il s’agit de son nouvel album qui sera disponible vers le 13 avril. Son premier album studio en 7 ans.

Comme il en a l’habitude (mais c’est que c’est un épicurien lui aussi à la fin !), il se paie la traite avec des arrangement orchestraux (tiens, comme lundi au Centre Bell) sur 9 des 10 pièces de l’album. On aura droit à à des standards du jazz comme Somewhere Over the Rainbow, de l’opéra (!) : Nessun Dorma de Puccini) et le reste ben, je ne vous en dis pas plus ! Si ce n’est que l’excellente Joss Stone sera notamment de la partie. En fait, ce choix de répertoire a de quoi nous laisser passablement perplexe… En attendant, je ne saurais trop vous recommander, encore et toujours, Wired (1976), Who Else! (1999) et surtout, surtout : Performing This Week… Live at Ronnie Scott’s (2008).
Comme on le sait, Beck a été introduit dans le Rock and Roll Hall of Fame en 2009 (par Jimmy Page) et gagné 4 Grammy dont un, tout récent, pour la meilleure performance rock instrumentale (pour sa version de A Day in the Life des Beatles).
Il se trouve déjà plusieurs vidéo sur YouTube du passage Beck-Clapton au Centre Bell. La version de Nessun Dorma (qui se trouve sur son prochain album) ne me convainc pas trop… pas plus que ne m’emballe le vieux stock à Clapton.
La musique, oui, c’est miraculeux février 20 2010
Infos : , ajouter un commentaireAh, de voir et d’entendre à nouveau Glenn Gould jouer, j’allais presque dire, SES Variations Goldberg, m’a remis dans tous mes états. Non mais, vous arrive-t-il, comme il m’arrive souvent à moi, de vous demander, mais diantre, par quelle incroyable et surnaturelle force peut-il être donné à un homme de composer une oeuvre musicale d’une aussi grande et divine beauté.
Eh oui, et comment expliquer, par exemple, à son père qui était commerçant, comme disait Salieri dans le film Amadeus, ce qu’est, véritablement, la musique…
Tout ça pour vous faire revivre l’une des plus émouvantes scènes du cinéma où un personnage, ici le compositeur Salieri, né en 1750 (l’année de la mort de J.S. Bach) où, à la fin de sa vie et placé dans un asile, décrit, avec l’intense et digne émotion qui s’impose, la divine musique de Mozart.
On perçoit aisément, dans l’impressionante intensité du jeu du comédien, non seulement la jalousie viscérale qu’il entretient vis-à-vis le talent que Dieu avait donné à Mozart plutôt qu’à lui-même mais aussi et surtout la très émouvante admiration que commande cette musique.
Sorry c’est in english. Je l’ai pourtant bien cherché en français mais, zut, rien, niet, bordel de merde de bachibouzouk, d’ectoplasme.
Oui, comme s’il entendait la voix de Dieu…
Noter que ce film, Amadeus, a contribué à perpétuer le mythe, car ce n’est qu’un mythe, selon lequel Salieri aurait passé sa vie dans l’ombre de Mozart et qu’il l’aurait lui-même assassiné.
Variations Goldberg - Glenn Gould février 19 2010
Infos : , ajouter un commentaireEncore une fois, bonjour et bienvenue dans mon magnifique univers où, comme toujours, je vous livre les plus récentes actualités…

Voilà. Tout est dit. L’un des deux disques, avec Kind of Blue de Miles Davis, que je qualifierais d’absolument essentiel dans toute discothèque. Les Variations Goldberg de J.S. Bach enregistrées en 1982 par Glenn Gould.
Non, personne n’a su rendre, avec autant de clarté et avec un tel phrasé, absolument impeccable et sublime, l’extraordinaire contrepoint de Bach (notez qu’il les avait également enregistrées à la fin des années 1950). Il est vrai qu’il s’est permis quelques libertés notre cher Glenn dans cette version, comme ce rubato dans l’aria. Mais, soit. Métronome ou non. À quoi bon jouer encore les puristes si le résultat nous plaît à un point tel où l’on en vient à croire que Bach lui-même n’aurait pu faire autrement qu’apprécier cette interprétation. Me semble de le voir assis près de Gould à l’écouter jouer, lui qui avait rejeté le pianoforte nouvellement créé à son époque. Toutes ces nuances dont il se priva alors avec son clavecin…
La genèse de l’oeuvre ? Le comte Hermann de Kayserling avait demandé à un élève de Bach, un dénommé Goldberg, de jouer du clavecin dans une pièce voisine de sa chambre pour rendre ses insomnies plus supportables. Le comte demanda donc à Bach de lui écrire une oeuvre. En fait, le compositeur écriva alors l’un des plus sublimes monument de la littérature pour piano. Ça vous donne envie de dormir vous ? Pas moi. Ça me met dans un état de contemplation totale.
Ici, un bijou inespéré : l’oeuvre intégrale rendue par son plus grand et illustre interprète, en son et image svp!
Fascinant de le voir jouer. Une intensité diabolique. Avec le nez collé à 6 pouces du clavier. Incroyable. Magistral. On dirait parfois une créature animée par des forces occultes. Ce bonhomme est hallucinant. Génial et hallucinant. Et cette musique… ô grand Dieu : céleste. Grandiosement céleste. C’est beau à en brailler.
Gainsbourg - Vie héroïque février 1 2010
Infos : , ajouter un commentaireIl avait la gueule et les mots pour le dire et nous, nous buvions ses paroles. Les plus belles femmes en furent séduites comme quoi les bad guys ont toujours la cote. Il les a fait chanter et, en bon épicurien qu’il fut, il a tout savouré à coeur joie. Il a traversé avec brio les divers courants musicaux de son époque. Plusieurs l’adorent plusieurs le détestent. Soit. Mais le plus grand des provocateurs de poésie nous a laissé un oeuvre sublime et gigantesque. Il revit maintenant au grand écran. Le film, ou plutôt le “conte” de Joann Sfar, précision exigée par Jane nous avisant qu’il ne s’agit pas d’un documentaire, sera bientôt en salle au Québec.
Comme disait papa Gainsbourg, “ça vous a plû en, vous en demandez encore”! Eh bien, c’est un rendez-vous avec les volutes et les plaisisrs voluptueux au grand écran où la ressemblance avec l’homme à tête de chou est saisissante. Un délice d’images et de musique nous y attend.
Il est à l’affiche en France. Dites, c’est à la hauteur de nos attentes ?
http://www.gainsbourg-lefilm.com/

Laetitia Casta (”carossée comme une Ferrari” écrivait Géraldine Catalano pour L’Express) dans le rôle de BB